Saint-Laurent-les-Tours, Mardi 26 Mars 2019, 8 °C, Ensoleillé
|
Commune et Mairie de Saint-Laurent-les-Tours
Le cynips du châtaignier

Un Cynips menace la châtaigneraie à fruits.

Le Cynips du châtaignier (Dryocosmus kuriphilus Yasumatsu, 1951 ; Hyménoptère Cynipidé), appelé aussi Chalcide du châtaignier, est considéré au niveau mondial comme le ravageur le plus important de cette essence. Originaire de Chine, il a été introduit au Japon, en Corée, dans le Sud-est des États-Unis, puis en Italie en 2002.

Cet insecte se développe uniquement sur châtaignier. Les larves passent l’hiver dans les bourgeons et provoquent la formation de galles au printemps. Elles s’y nourrissent pendant 3 à 4 semaines, atteignent une longueur de 2 à 3 mm, puis entrent en nymphose. Les adultes apparaissent entre fin-mai et fin-juillet et la ponte commence immédiatement.

Les œufs, insérés à l’intérieur des bourgeons, éclosent au bout de 4 à 6 semaines. Les larves ne peuvent être détectées durant l’automne et l’hiver, jusqu’à la formation des galles au printemps suivant. Ces galles se forment sur les jeunes rameaux, le pétiole, voire la nervure centrale des feuilles ; elles contiennent une ou plusieurs loges et mesurent 0,5 à 2 cm de diamètre.

Les attaques du Cynips provoquent une diminution de la croissance des rameaux et une baisse de la fructification (jusqu’à une perte de rendement de 50 à 70% dans la châtaigneraie à fruits). La littérature mentionne des cas de dépérissement et de mortalité liés à cet insecte. La production de galles peut entraîner une baisse de 60 à 80% de la production fruitière, la mortalité des rameaux touchés, des branches et voire des arbres pour de très forts taux d'infestation.

Il n’existe pas de méthode de lutte phytosanitaire ou sylvicole adaptée contre ce Cynips, si ce n’est d’enlever les rameaux attaqués (technique valable lorsque l’infestation est faible).

En cas d’introduction dans une nouvelle zone, l’éradication paraît difficile, à moins d’une détection très précoce.