Saint-Laurent-les-Tours, Mardi 26 Mars 2019, 8 °C, Ensoleillé
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Commune et Mairie de Saint-Laurent-les-Tours
La chenille processionnaire

La Chenille Processionnaire du Pin

L'apparition de gros cocons blancs sur les pins marque la présence de chenilles processionnaires du pin.  Les processionnaires du pin sont brunes avec des taches orangées. Recouvertes de poils, leur fort pouvoir urticant  provient d'une fine poussière qui se détache de plaques situées sur le dos et la partie postérieure de la chenille.

Les propriétaires sont tenus de traiter (chimiquement ou mécaniquement) ces infestations. Pour des raisons de santé publique, l'action est indispensable.

  Les papillons éclosent durant l’été entre juin et septembre selon le climat. La femelle recherche un pin (pin noir d’Autriche, maritime, sylvestre) pour y pondre ses œufs. Ils sont déposés en rangées parallèles par paquets de 150 à 320 formant un manchon gris argenté recouvert d'écailles, long de 2 à 5 centimètres sur les rameaux ou les aiguilles de pin.

  L’éclosion a lieu cinq à six semaines après la ponte. Elle donne naissance à des chenilles qui muent trois fois avant l’hiver à des dates variant selon la région probablement liées à l’humidité, à la température ainsi qu’à l’amplitude thermique.

  Les jeunes chenilles tissent des pré-nids où elles passent la journée. Les larves commencent à manger le limbe des aiguilles de pin.

  Ces premiers abris légers peuvent passer inaperçus. Une touffe d'aiguilles qui jaunit en est la principale manifestation. Dès que la zone autour de leur abri n'offre plus assez de nourriture, les chenilles émigrent plus haut dans l'arbre et reforment un nouveau nid. C'est ainsi que par de belles journées ensoleillées, on peut les voir en procession sur le tronc ou les branches d'un pin.

  A ce stade, elles ne sont pas encore urticantes.

  Au quatrième stade larvaire, elles forment un nid volumineux d’hiver définitif, construit côté sud pour profiter des rayons du soleil. Elles en sortent la nuit pour s’alimenter, se déplaçant en « procession » suivant un fil de soie qui leur permet de rentrer au nid. La cohésion de la file en déplacement est assurée par le contact de la tête d’une chenille avec les poils de l’abdomen de celle qui la précède. Grâce aux rayonnements solaires, la température à l’intérieur du nid peut être supérieure de plusieurs degrés à la température ambiante.

  Au printemps, les chenilles, en procession conduite par une femelle, quittent l'arbre pour aller s'enfouir dans le sol à quelques centimètres sous terre (5 à 20 cm) dans un endroit bien ensoleillé. Les processions peuvent se déplacer jusqu'à 40 m.

  Les nymphes peuvent être transportées avec les végétaux dans leur milieu de croissance, infesté par des nymphes enterrées. Toute plante cultivée à proximité d'arbres infestés peut porter la nymphe dans son système racinaire. Chaque chenille va tisser un cocon individuel dans lequel aura lieu la transformation en chrysalide puis en papillon. Le développement s’interrompt alors pour une durée variable, lors d’une diapause, qui durera jusqu’à un mois avant la date localement favorable pour la sortie des adultes. En cas de températures trop basses ou trop élevées au moment de la morphogenèse, la diapause peut durer plusieurs années (2 à 4 ans).

  Les chrysalides transformées en papillon sortent de terre. Le cycle peut alors reprendre par accouplement de la femelle et du mâle qui meurt un ou deux jours après, alors que la femelle s’envole vers une branche pour pondre ses 70 à 300 œufs avant de mourir aussi. Les petites chenilles éclosent 30 à 45 jours après la ponte.

  Cet insecte est connu pour le mode de déplacement de ses chenilles en file indienne. Elles se nourrissent des aiguilles de diverses espèces de pins mais aussi de cèdres, provoquant un affaiblissement important des arbres.